lundi 8 septembre 2014

Des hôpitaux étrangers à la rescousse

TRADUCTION Source : 南方日报 Nanfang Ribao, le 29 août 2014
Les 3 défis des hôpitaux étrangers en Chine : 
l'assurance santé, le personnel soignant, 
les médicaments et équipements hospitaliers

La Commission nationale chinoise de la santé et du planning familial vient d’annoncer qu'il était désormais permis aux investisseurs étrangers d'ouvrir leurs propres hôpitaux à Pékin, Tianjin, Shanghai, dans les provinces du Jiangsu, du Fujian, du Guangdong et du Hainan, via une création d'entreprises, une fusion ou une acquisition.

Ce projet pilote est perçu comme le signe d'une ouverture progressive du marché médical. Restent les questions suivantes : comment les hôpitaux étrangers peuvent-ils s'installer et se développer sans difficultés en Chine ? Comment améliorer la qualité des services médicaux, stimuler les hôpitaux publics et accélérer le rythme de leurs innovations ?

Un positionnement haut de gamme


D’après les réponses reçues lors d’un micro-trottoir, les hôpitaux étrangers sont attendus avec impatience, car ils impliquent la possibilité de "voir arriver des médecins étrangers de haut niveau", "raccourcir le temps d'attente, améliorer l'attitude du personnel pendant les services médicaux, rendre le prix des consultations plus raisonnable", ainsi que "créer une concurrence avec les hôpitaux publics et mater leur arrogance".

Mais pour beaucoup, les hôpitaux étrangers évoquent une hausse des prix. Leur positionnement est-il bien sur le haut de gamme ?

Selon le vice-secrétaire de l’association des hôpitaux de Chine, Zhuang Yiqiang, le rôle des hôpitaux étrangers dans le système de santé chinois est additionnel. Ils ne devraient pas prendre une grande place dans le marché médical dans son ensemble. Une personnalité du secteur ajoute que les services des hôpitaux étrangers ciblent deux catégories : les étrangers qui vivent et travaillent en Chine, ainsi que les personnes à hauts revenus en Chine.

Fondé en 1996, l'hôpital de Pékin Hemujia est classé parmi les premières structures hospitalières sino-étrangères. Son président, Zhong Ying, déclare qu'actuellement ce qui manque le plus dans le système hospitalier chinois par rapport au modèle avancé à l'international, c'est l'expérience en matière de management d'institutions médicales, des modèles de gestion et de prestation de services, ainsi que des technologies médicales, des équipements avancés et autres ressources.

Peu de couverture sociale 

Selon la Commission nationale chinoise de la santé et du planning familial, il n'existe aujourd’hui en Chine que deux hôpitaux d'origine non chinoise du continent, qui sont respectivement le Shanghai Landseed International Hospital, financé par Taïwan, et le Dennis Lam Eye Hospital, à Shenzhen, de capitaux hongkongais. 

Les personnes qui ont expérimenté ces établissements résument en trois catégories les défis à relever : l’assurance santé, le personnel médical ainsi que les médicaments et équipement hospitaliers.

Ouvert en 2002, le Shanghai Landseed International Hospital est un "hôpital étranger" reconnu. Selon un résident de Shanghai, l'environnement et les services de l'hôpital sont de bon niveau, mais les consultations n’étant pas couvertes par l’assurance santé, « l’hôpital n’est pas fait pour le tout venant, mais pour ceux qui ont les moyens."

Cette absence de couverture santé explique principalement que le nombre de consultations au Shanghai Landseed International Hospital n'est pas élevé. Son président Zhang Huanzhen indique qu’alors que l’hôpital peut recevoir 800 à 1.000 patients par jour, il n’en prend réellement en charge que 300 à 400.

Les hôpitaux étrangers couverts par l’assurance santé ont moins de difficultés à attirer les patients. Ouvert en mars 2013 par l'ophtalmologiste hongkongais réputé Dennis Lam, le Shenzhen Dennis Lam Eye Hospital fait payer les frais d'inscription, de l’examen de base, de diagnostic et de traitement 150 yuans si l’ensemble des soins est effectué par un médecin chinois, contre 300, 500 voire 800 yuans par un médecin étranger - un prix qu’un grand nombre de patients trouvent très élevé.

Lourdes formalités administratives

Concernant le personnel soignant, Rainer Salfeld, le fondateur du groupe allemand Artemed explique que selon la directive officielle des autorités chinoises, les médecins étrangers ne peuvent pas intervenir en Chine plus d'une année pour les diagnostics et les traitements médicaux. Si ce délai d'un an doit être étendu, il faut à nouveau s’inscrire. Et le personnel médical - médecins et infirmiers - doit être soumis à un test.

Les médicaments, les équipements et installations et autres ressources en provenance de Hong Kong, Macao et Taiwan et de l’étranger doivent recevoir l'approbation des autorités sanitaires chinoises. Dennis Lam estime que les autorités compétentes devraient faire bénéficier certains traitements de pointe ou urgents d’une procédure simplifiée. Il explique que pour le traitement ophtalmologique de transplantation de la cornée, par exemple, les formalités d’importation sont nombreuses et doivent passer plusieurs échelons administratifs. Or, le temps de conservation des cornées à transplanter n’est que de quelques jours, ce qui rend l’attente impossible.

Segmentation à venir

Un rapport officiel estime que d'ici 2020, le marché chinois des services de santé dépassera les 8.000 milliards de yuans. 

Face à cette énorme demande, les moyens médicaux de la société chinoise sont limités. Selon les chiffres publiés par le ministère de la santé, les établissements médicaux hors du système public  représentent en nombre 47 % du total, et les lits d'hôpitaux seulement 11%. En 2015, les lits d'hôpitaux et les services hors du système public atteindront 20 % environ. 


Alors que les politiques de restriction envers les établissements de santé à capitaux étrangers ne cessent de se détendre, ces dernières années ont vu se multiplier les créations de structures médicales en coopération ou en joint-venture. C'est ainsi que les ministères de la santé et du commerce se sont joints pour émettre ce projet pilote permettant l'implantation d'hôpitaux à capitaux étrangers.


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Shanghai FTZ to get German Artemed hospital 



外资医院如何扎根中国?
2014-08-29 08:40:35来源: 南方日报作者:我有话说(1人参与)


  国家卫生计生委、商务部近日发出通知,允许境外投资者通过新设或并购的方式在北京市、天津市、上海市、江苏省、福建省、广东省、海南省设立外资独资医院。

  业界认为,此次试点标志着医疗市场进一步开放。“洋医院”能否在中国顺利地生根开花?能否推进优质医疗资源的“蛋糕”做大?能否成为一条“鲇鱼”,刺激公立医院加快革新的步伐?

  “洋医院”定位“高大上”?

  在记者采访中,老百姓对“洋医院”的期待,主要包括“能在家门口看上高水平洋医生”“排队时间短一点,服务态度好一些,看病价格合理一点”,以及“与公立医院形成竞争,治治大医院的‘傲慢病’”。
  不过,在很多人看来,“洋医院”意味着高昂的价格。其定位是否要走“高大上”路线?

  中国医院协会副秘书长庄一强表示,外资独资医院在我国医疗体系中承担的是“补充”的角色,在中国整体就医市场规模中不会太大。一位业界人士表示,“洋医院”的服务对象主要包括两类:在华工作生活的外籍人士,以及国内的高收入人群。

  创办于1996年的北京和睦家医院,属于我国首批中外合资合作医疗机构。院长盘仲莹认为,当前中国医疗市场,最缺的是国际先进的医疗机构管理经验、管理模式和服务模式,以及医学技术和先进设备等资源。

  面临医保人才药品等难题
  记者从国家卫生计生委了解到,目前,我国境外资本独资医院仅有两家,分别是台资独资的上海禾新医院,以及港资独资的深圳希玛林顺潮眼科医院。

  据“过来人”总结,外资独资医院最难跨过的坎儿,是医保、人才以及药品设备三大难题。

  ——医保:如果没有医疗保险,一般百姓看不起“洋医生”。

  2002年创建的上海禾新医院是所著名的“洋医院”。一位上海市民说,禾新医院就诊环境和服务态度都很好,但是看病不能医保报销,“那里更适合有钱人看病。”

  未被纳入医保,是禾新医院门诊量不高的重要原因。院长张焕祯介绍,该院每天可接诊800至1000人,然而实际日接诊量仅三四百人。

  被纳入医保的“洋医院”,更容易受到患者青睐。由香港知名眼科医生林顺潮创立的深圳希玛林顺潮眼科医院,自去年3月开业以来,一直将挂号费、诊疗费、基本检查费等打包收费,内地医生门诊打包收取150元一次,外籍医生分别为300元、500元和800元一次,不少患者觉得有点贵。

  ——人才:外国医师一次注册不能超过一年,公立医院人员流动受限。

  德国阿特蒙集团创始人赖纳表示,根据《外国医师来华短期行医暂行管理办法》,外籍医师在华只能从事不超过一年期限的临床诊断和治疗业务活动。注册期满需要延期的,必须重新办理注册。这对医护人员的聘用将是一大考验。

  ——药械设备:进口审批环节多,急需药品用不了。

  在药械设备方面,林顺潮建议,对经港澳台地区及国外批准,但尚未获得我国药监部门审批的少量特效药、急用药品、器械等,在审批环节要给予支持。他说,以眼科移植用的角膜为例,其进口需要从省到市层层审批,对保存期只有几天的角膜来说,根本等不及。

  能否切分8万亿健康服务市场蛋糕?

  《国务院关于促进健康服务业发展的若干意见》提出,到2020年,我国健康服务业总规模将达到8万亿元以上。

  面对巨大的需求和市场,我国社会办医的规模却十分有限。据国家卫生计生委公布的数字,我国非公立医疗卫生机构数约占总数的47%,而床位数仅占11%。到2015年,非公立医疗机构床位数和服务量应达到总量20%左右。

  在社会办医中,随着我国境外资本办医政策不断放宽,近年来合资、合作医疗机构越来越多。此次,两部委要求试点省市省级卫生计生行政部门和商务主管部门制订本省市设立外资独资医院的试点实施方案。


  据新华社北京8月28日电