mardi 26 juillet 2011

N'ayez pas peur des riches !

TRADUCTION  Source : Blog de 吴祚来 Wú Zuòlái du 11 juillet 2011

Le chef du comité juridique du congrès national du peuple a accordé une interview exclusive à des journalistes. Il a expliqué la raison pour laquelle la Chine ne peut pas, comme en Occident, organiser des élections démocratiques.
 « Une des conditions fondamentales est qu'il y a besoin de fonds pour les dépenses de campagne, et beaucoup de personnes dans la société ne disposent pas de ce type de ressources ni de puissance. Plus précisément, ce principe typiquement occidental de démocratie d’une certaine manière inquiète la société chinoise dans son ensemble. Cette anxiété a pour motif l’absence de satisfaction sur l’argent et la politique. »

Ce type d’anxiété n’est sans doute pas sans fondements, les pays développés occidentaux ayant déjà connu des situations où la politique est dénaturée par l’argent. Les élections taïwanaises ont été marquées à plusieurs reprises par des scandales de corruption. Actuellement lors des élections dans des villages en Chine, le candidat élu est celui qui offre ouvertement cigarettes, alcools et même de l'argent, et obtient par ce biais le pouvoir administratif, ainsi que le plus grand profit économique.
Le chef du comité juridique interviewé a poursuivi en racontant être allé en 1986 au Japon dans la préfecture de Tochigi observer l'élection de la chambre des députés. Un brillant jeune talent du parti démocrate libéral japonais, qui à l'origine n'avait pas été désigné comme candidat du parti, voulait néanmoins se présenter, et utilisa à cette fin un bureau de 1000 m². Une expression était alors en vogue au Japon : « à trois ça passe mais pas à deux », ce qui signifiait que l’élection était acquise si l'on investissait 300 millions de yens, alors qu'avec 200 millions c’était insuffisant. Cette fois le jeune essaya tout de même de se présenter et il dépensa 200 millions de yens.
En réalité, les gens riches entrant au gouvernement, cela peut constituer un progrès. Il peut s’agir d’un businessman qui a réussi et qui commence à briguer une reconnaissance politique. Mais ce n'est absolument pas un moyen de toucher plus de profit économique à travers la politique.
Un businessman devient politicien, ses biens sont alors placés sous le contrôle du public, il se peut même qu'il y ait encore plus d'attention de la part du public et des médias concernant son entreprise et son management. Si cet homme n'a pas une bonne réputation sociale dans les milieux économiques, il y a de grandes probabilités pour qu'il ne réussisse pas en politique. Dans les cercles politiques des pays développés, aucune personne parmi les plus riches n’a encore cherché à devenir un leader politique élu.
Le maire de New York est, à l'exception du président, la fonction la plus populaire et la plus difficile des Etats Unis. Quand Michael Bloomberg est devenu maire, il a dû faire face à un déficit financier, à un grand nombre chômeurs et à Ground Zero. Trois ans plus tard, l'économie était repartie à la hausse, le taux de chômage avait clairement baissé, et le cadre de vie des habitants de New York s'était comparativement amélioré.
Pas étonnant que le Time Magazine l'ait désigné comme le meilleur maire du pays . II prenait le métro pour aller travailler, sa fonction lui rapportait un dollar par an – cette information a d’ailleurs été relayée dans les journaux internationaux. Nous pouvons donc affirmer que si un riche devient maire, ce n'est pas du tout quelque chose dont on doit avoir peur. Un point crucial est la façon dont il est devenu maire, la façon dont la société le contrôle et lui pose des limites. Les présidents américains Clinton et Obama n'étaient pas d'origine sociale particulièrement élevée, et lorsque Obama s'est présenté à l'élection présidentielle, les fonds privés reçus ont été strictement contrôlés.
L'appréhension des politiques vis-à-vis de l'argent est typique, pour une grande part leur crainte est de voir les gens riches manipuler les élections. Si nous voulons que les officiels deviennent des serviteurs de l'Etat, alors, les riches qui veulent devenir serviteurs de l'Etat, et qui cherchent à se faire une  réputation en politique, cela n'a-t-il pas davantage de signification pour le public ?  De la victoire de Obama, on peut affirmer que la victoire à une élection présidentielle en Occident n'a absolument rien à voir avec une quelconque puissance financière. Le plus important, c'est le charisme du candidat, ses connaissances et son intelligence, ses capacités d'adaptation et d'éloquence, d'organisation du travail. C'est la somme de toutes ces qualités qui sont essentielles pour triompher sur ses adversaires.
Qu’est-ce qui détermine l’essence de la démocratie ?  C’est le processus de décision démocratique, de plus les contrôleurs de la démocratie vont décider de sa valeur au final. Les citoyens vont élire un riche comme Bloomberg, ou bien quelqu'un ayant un talent d'acteur comme Schwarzenegger, cela n'a pas de rapport avec l'essence la démocratie. La peur des politiques vis-à-vis des riches n’a donc pas lieu d’être.



对富人政治的焦虑是不必要的 


全国人大法工委一领导接受记者专访时表示,中国之所以不能像西方那样搞公开竞选,“一个基本的条件是必须有资金支撑选举经费,社会上的多数人没有这方面的资源和实力。”这个表述,使我们看到中国主流社会对西式民主的某种焦虑。这种焦虑首先是基于对金钱政治的不满。
这 种焦虑应该不是空穴来风,西方发达国家有过金钱对政治的玷污,台湾地区的选举也多次发生贿选丑闻,现在中国的村 级选举,一些村长候选人更是明目张胆地送烟送酒甚至送钱,通过获得行政权力,以谋取更大的经济利益。这位领导介绍说,1986年他去日本枥木县考察众议院 大选,自民党的一位后起之秀本来没有被自民党列为候选人,但他想试试竞选,光竞选事务所就1000平米。当时日本有个说法叫“三上两下”,意思是投入三亿 日元还有可能选上,两亿日元肯定选不上,那次他仅试试竞选,就花去了两亿日元。
其实,有钱人进入政治,可能是一种进步,也就是一个商人 经济上富足之后,开始想获得政治荣誉,而并不是通过政治获 得更大的经济利益。一个商人成为政治家,他的财产就要置于公众的监督之下,会有更多的公众与媒体关注他的企业与经营。如果这位富人过去经商没有良好的社会 声誉,他就更不可能获得成功,在发达国家政坛上,我们还没有看到最有钱的人必然成为政府首脑的选举例证。纽约市长是美国除总统之外最热门也最棘手的一个职 位。当迈克尔·布隆伯格就任纽约市长时,面对的是巨额赤字、大批失业者和世贸废墟;3年后的纽约,经济增长,失业率明显降低,居民生活环境也有了较大改 善。难怪美国《时代》周刊将他评为全美最佳市长之一,他自己上班坐地铁、拿1美元年薪也成为国际性的新闻。由此可见,富人成为市长,并不是件可怕的事情。 关键是他成为怎样的市长,社会如何监督他制约他。而美国总统克林顿与奥巴马也并非出身豪门,特别是奥巴马在竞选总统时,私人捐款是受到严格控制的。
对 金钱政治的焦虑带有某种代表性,社会上相当大的一部分人担心有钱人操纵公开的竞选。我们如果将官员真正看成公 仆,那么,有钱的人主动来当公仆,以谋求政治荣誉,对公众是不是更有意义?从奥巴马获胜来看,西方竞选领导人,与经济实力并无根本的关联,主要是个人魅 力、知识智慧、应变与演说能力、组织运作能力,也就是个人综合素质成为取胜的关键。
民主的实质是由什么决定的?是民主过程决定的,也是民主的结果决定的,而且还有民主的监督来决定它最终的价值,公民选举布隆伯格那样的富人,还是选举像施瓦辛格那样有表演才能的人,这与民主的实质并无关联。因此,对富人政治的焦虑,是不必要的。(吴祚来)