lundi 30 mai 2011

Facebook risque gros en Chine

TRADUCTION  Source : 新纪元 Epoch times du 27 mai 2011

Affichant de fortes ambitions en Chine, le PDG de Facebook Mark Zuckerberg se demande comment éviter le chemin emprunté par Google : 'd’abord le compromis, puis le boycott, et enfin le retrait'. AFP/Getty Images
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Facebook prépare son arrivée en Chine, et pourrait coopérer avec le moteur de recherche local Baidu. Sitôt connue cette possible collaboration, le net s'est enflammé de rumeurs.  "Sous quelle apparence Facebook va-t-il choisir d’attaquer le marché chinois ?", s'interrogent les médias occidentaux. Quelles que soient ses perspectives dans le pays, la présence de Facebook en Chine allait de soi, mais certains internautes l'ont déjà baptisé 非死不可 feisibuke [homonyme de Facebook, qui signifie 'voué à mourir']. Certains experts ont livré des analyses pessimistes en invitant le réseau social à multiplier les précautions.
1,4 milliard d'internautes en Chine
Facebook a été fondé à partir d'un site internet créé par l'étudiant de Harvard Mark Zuckerberg en 2004, et en juillet 2010 le site a franchi le cap des 500 millions d'utilisateurs, devenant le plus grand réseau social en ligne au monde.
Le cabinet d'analyse américain Pew Research Center a dévoilé le 9 mai le résultat d'une étude : "Google (30%) et Facebook (8%) sont devenus les deux grandes sources de propagation des informations sur Internet. Si ces dix dernières années, l'époque était aux moteurs de recherche, la décennie en cours est celle du partage d'informations. Facebook est pile dans la tendance, et est actuellement la manière la plus courante d'échanger des informations".
Loin d’être satisfait, Mark Zuckerberg a clairement dit : "si votre réseau n'inclut pas 1,4 milliard de Chinois, comment pouvez-vous être le plus grand réseau social de la planète?"
Le 24 décembre dernier, il s'est donc rendu en Chine, où il a fait plusieurs visites approfondies : le moteur de recherche Baidu, la téléphonie mobile chinoise, le portail chinois Sina, ainsi que le fondateur du portail Alibaba. Peu de temps après son départ de Chine, Goldman Sachs a annoncé un investissement de 500 millions de US$ dans Facebook, et le réseau social était évalué à 50 milliards de US$.
L’obstacle de la censure
Mais pour entrer sur le marché chinois, Facebook doit faire face à un obstacle inévitable : la censure du gouvernement chinois.
Selon Si Matai, un spécialiste chinois de ces questions, le gouvernement chinois, qui veut sécuriser son ascendant sur le pays, doit absolument verrouiller les informations et interdire toute liberté d'expression. Se posent donc à l’ambitieux PDG de Facebook les questions suivantes : comment éviter le chemin emprunté par Google du 'compromis en premier lieu, puis le refus, et enfin l'arrêt' ? Comment satisfaire les utilisateurs sans les rendre suspicieux ?
Concernant Facebook, l'aspiration initiale de bâtir un réseau social sur Internet part d'une idée valorisante de 'partage', mais l'Internet chinois ne pratique pas à un haut degré le partage d'informations. Le spécialiste Si Matai estime que si Facebook fait un quelconque compromis par rapport à son idéal d'origine, il peut être considéré comme un traître, et une collaboration avec le gouvernement chinois signifierait qu'il ne respecte pas l'éthique de son activité.
Par ailleurs, les plus gros utilisateurs de Facebook sont des jeunes. En Chine, ils appartiennent à la communauté la plus téméraire en pensée et en paroles. Ils osent ridiculiser le gouvernement, ironiser, accuser, faire des vidéos, et Facebook pourrait devenir leur plate-forme d'expression. Si le gouvernement bloque cette activité, l'interdiction ciblerait directement cette communauté. Et un arrêt officiel pourrait provoquer des révoltes lourdes de conséquences. La situation ne serait pas comparable avec celle du moteur de recherche Google, car si on ne trouve pas un mot, on laisse tomber.
Jusqu'à maintenant, il n'y a pas de société assez puissante pour dominer vraiment le marché des réseaux sociaux chinois. Celui qui a été baptisé par les internautes le Facebook chinois a fait son entrée à la bourse de New York le 4 mai dernier, ce qui a provoqué la montée du prix de l'action de 50%. Mais le lendemain, l'action chutait de 30%, et le 11 mai elle était revenue à son niveau initial. Ce manque d’enthousiasme des marchés financiers s’avère être une constante pour les valeurs liées à Internet : youku, dangdang, jihu360 etc, et en conséquence l'entrée de Facebook sur le marché chinois ne devrait pas être accueillie chaudement par les investisseurs.
Ainsi, le spécialiste américain d'Internet Alan Huang n'est pas optimiste sur les perspectives de Facebook sur le marché chinois. Il explique que ces sociétés étrangères ayant des principes ont un parcours similaire : elles entrent en Chine, si elles ne se compromettent pas avec le gouvernement, elles ne se développent pas bien, puis ne peuvent plus continuer leurs activités, à l’instar de Google.
Préserver la vie privée
De plus, Facebook détient un grand nombre d'informations sur les internautes. Alan Huang souligne que la 'richesse de Facebook', c'est précisément la vie privée des utilisateurs. Si cette dernière est livrée au gouvernement chinois, l’image de Facebook auprès du public pourrait beaucoup en souffrir, et l'activité en pâtirait. Ces dernières années, Facebook a connu des problèmes liés à la divulgation de la vie privée, et a dû affronter la protestation du public. Dans le cas d'une collaboration avec une société chinoise, le 'Facebook à la chinoise' qui s'ensuivra deviendra-t-il un outil du pouvoir chinois pour contrôler le peuple?
Par rapport aux autres réseaux sociaux chinois, Facebook manque d'avantage compétitif. Le spécialiste Si Matai affirme que dans le secteur chinois des nouvelles technologies, les sociétés locales d'Internet collaborent étroitement avec le gouvernement chinois. « Elles n'ont aucun principe, ni ligne de conduite quelconque, ce sont juste 'les oreilles du parti'. Le mode d'action des entreprises du continent chinois est loin d’être transparent, la collaboration avec le pouvoir officiel est largement répandue, Facebook est-il conscient de cela? », s’interroge-t-il.
Le spectre du boycott
Selon un article du Wall Street Journal, et d’autres sources, Facebook va de façon quasi certaine se rapprocher du plus grand moteur de recherche chinois, Baidu, pour accompagner son entrée sur le marché – Facebook affirme de son côté qu'elle n'a signé d'accord avec personne.
A l'époque où Google est entré en Chine, le moteur de recherche a décidé de ne collaborer avec aucune entreprise locale, estimant que cela lui épargnerait bien des tracas bureaucratiques. Peut-être Facebook en a-t-il tiré une leçon? L’association avec un partenaire local peut-elle lui assurer la réussite en Chine?
Les internautes le savent, Baidu coopère souvent avec les services de censure du gouvernement chinois, et si Facebook se rapproche de Baidu, cela risque de nuire aux intérêts des utilisateurs. De nombreux internautes préviennent d’ailleurs qu’en cas de signature d’accord entre Facebook et Baidu, ils se désinscriront du réseau social. L'internaute Arctix404 l'annonce, "à partir d'aujourd'hui, je boycotte totalement le site".
Un internaute dont le pseudo signifie 'très bonne mémoire' confirme : "Facebook est entré en Chine, et il s'empresse de suivre le mauvais exemple de Baidu, je suis fermement décidé à boycotter."
Facebook essaie actuellement de trouver une solution, mais aura-t-il assez d'arguments pour être plébiscité par les internautes chinois, et en même temps agréé par le gouvernement chinois? Se pourrait-il que Facebook, après une percée en Chine, reçoive un avertissement des internautes étrangers?
Pour le spécialiste américain d'Internet Alan Huang, Mark Zuckerberg doit peser le pour et le contre : les risques liés à l'entrée de Facebook sur le marché chinois sont-ils plus grands que ceux qu'entrainerait une mise à l'écart du marché chinois? C’est une question cruciale, car si l'affaire est mal gérée, les conséquences peuvent être dramatiques.
Hua Ming
【新纪元】进军中国 Facebook“非死不可”?
作者﹕华明 légende : 脸书CEO扎克伯格虽抱着良好的愿望进军中国,但如何能避免走上谷歌“先妥协、后拒绝、最后退出”的老路?(AFP/Getty Images) 【大纪元2011年05月27日讯】<(新纪元周刊记者华明综合报导)b>脸书(Facebook)准备进军中国,并可能与百度合作。消息一 出,专家不看好,用户也抵制,有网民甚至为其取名为“非死不可”(Facebook谐音)。与虎谋皮,恐将对脸书造成极大损害。 全球最大社交网站 脸书(Facebook)准备进军中国,并可能与百度合作。此新闻最近在网路上炒得沸沸扬扬,西方媒体都在揣测Facebook将以什么面目进入中国?不 管是否看好其前景,脸书进入中国似乎已成必然,但有网民为其取名为“非死不可”(Facebook谐音),有专家分析警告,脸书需要小心,否则可能真是 “非死不可”了。   中国市场魅力 难以抗拒? 脸书是哈佛大学学生马克.扎克伯格(Mark Zuckerberg)于2004年创办的社交网路服务网站,去年7月,全球活跃用户数突破5亿,成为全球最大社交网站。 美 国皮尔调研公司(Pew Research Center)5月9日发布研究显示:“谷歌(30%)与脸书(8%)已成为网上新闻来源的两大渠道。如果说过去十年是新闻搜索时代的话,那么下一个十年 则是分享新闻的时代。”脸书上升势头正猛,已成为人们分享信息的最重要方式。 但是,扎克伯格并不满足,他明确说过:“如果你没将中国这14亿人口包括在内,你又怎能说自己联通了全世界?” 去年12月24日,扎克伯格到访中国大陆,共与四大中国IT企业百度、中国移动、新浪、阿里巴巴的创办人会面。离开中国后不久,高盛宣布投资脸书5亿美元,脸书估值达到500亿美元。    互联网被控 用户如何“分享”? 不过,为了进入中国市场,脸书面临一个不可回避的问题:是否应该向中共的互联网审查制度屈服? 中国问题专家司马泰表示,中国政府出于维护政权的目的,一定会封锁信息,不会开放言论自由的。脸书虽然抱着良好的愿望进来,但如何能够避免走上谷歌“先妥协、后拒绝、最后退出”的老路,而又能够让各类用户满意,不免令人怀疑。 对于脸书而言,创建社交网路的初衷就是“分享”的价值理念,而中国的互联网不存在高程度的信息开放。司马泰说,如果脸书在这方面作出任何让步,会被看成是对其理念的背叛,而和中国政府合作又意味着可能违背商业伦理。 此外,脸书的最大用户群是年轻人,在中国,他们属于最敢想敢说的群体,他们敢对政府调侃、讽刺、攻击、作录像,脸书成为他们发泄的平台。如果中共对其进行封锁,就是直接针对个人封锁,造成的官民矛盾将会更大,不像在谷歌搜索,找不到就算了。 到 目前为止,还没有哪个公司能够霸有中国社交网路,以“中国脸书”为名的人人网5月4日登陆纽约证券交易所,其股价在IPO一度飙升50%。但次日便下挫 30%,11日已跌破发行价。这种急涨急跌的“怪圈”,近期在中国互联网概念股上不断上演:优酷网、当当网、奇虎360等,也因此脸书进军中国能否受投资 者青睐,真是个问号。 美国互联网专家黄艾岚(Alan Huang)也表示,不看好脸书进军中国的前景。他说,这些外国公司都有自己的原则,进入中国,如果不向中共妥协,生意就做不好,也做不下去,谷歌就是一个例子。 脸书如何保住用户隐私? 此 外,因为脸书储藏着用户的大量信息。黄艾岚表示,脸书的“财富”就是用户的隐私,如果暴露给中共,脸书的公众形象会一落千丈,生意就难做了。近年来,脸书 都发生过泄漏隐私问题,遭到民众抗议。若与中国公司合作,今后的“中国脸书”会不会成为一个暴政政权可轻易利用来压制民众的工具? 从市场来看,脸书缺少竞争优势。司马泰说,在中国IT行业,土生土长的网路公司跟中共密切合作,没有任何原则,也没有道德底线,“听党的话”就是。大陆企业操作是不透明的,官商勾结太普遍了,脸书是否看到这一点? 很多国外企业未必清楚中共在中国企业中是怎么运作赚钱的,不过,脸书进军中国,未必是坏事,司马泰认为,进去后就会知道,是不是给自己找了太多麻烦?    与百度合作?用户抵制 《华尔街日报》报导,多个消息人士称,脸书几乎肯定会与中国最大搜索引擎百度(Baidu)合作推出其中国版。虽然脸书坚称未与任何人签署协议,但该公司内外的消息人士都把百度说成是最认真的角逐者。 当年谷歌进入中国时,决定不与任何本地公司合伙,有分析指,这使它缺少对付中国官僚体制的挡箭牌。或许脸书汲取了这个教训?但致力于找本地合作伙伴,就能为进入中国铺平道路吗? 网友们认为,百度公司经常配合中国政府做内容审查,如果脸书与其合作将损害用户利益。不少网友说,若脸书已和百度签约,将注销脸书帐号。网友Arctix404说:“从今天起此公司旗下所有产品,我一律抵制。 网友“很好记”说:“脸书进入中国,和百度这种垃圾同流合污,坚决抵制。” 脸书在试图找出路,但是“任何能够被中国用户看见的材料,可能也能够被中国政府看见。”这难道是脸书将来进入中国后想给予海外用户的警告? 美国互联网专家黄艾岚分析,扎克伯格必须权衡利弊:进入中国市场的损害大,还是被拒于中国市场之外损害大?这个巨大风险,如果处理不当,将对脸书造成极大损害。   ◇ 本文转自224期【新纪元周刊】“焦点新闻”栏目 http://mag.epochtimes.com/gb/226/9403.htm 新纪元杂志PDF版订阅(52期10美元)
美东时间: 2011-05-27 06:46:19 AM 【万年历】 本文网址: http://www.epochtimes.com/gb/11/5/27/n3269269.htm