lundi 9 mai 2016

L’ancien vice-président de L'Oréal Chine rejoint une startup chinoise d’huiles essentielles

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     Zhang Yaodong a été pendant cinq ans vice-président de l’Oréal Chine. Un poste qu’il a quitté fin 2014 pour diriger Fossil China, la filiale chinoise de la marque américaine de montres et d’accessoires de mode. Mais l’attrait d’une « marque à forte marge de progression » a été le plus fort et le magazine économique chinois Beijing Business Today l’a interviewé alors qu’il était sur le point de prendre la direction de la jeune marque chinoise Afu Essential Oils, pour l’instant uniquement vendue sur Internet. 


« En 25 ans, le marché chinois des cosmétiques a énormément évolué. Il est passé de ‘j’achète parce que c’est une marque étrangère’ à ‘j’achète parce que c’est une marque connue’ puis à ‘j’achète parce que j’aime cette marque’. Les cartes sont donc en train d’être complètement redistribuées », affirme-t-il. Le taux de croissance du secteur, de 8,8 % en 2015, reste élevé, faisant du marché chinois des cosmétiques, évalué à 205 milliards de yuans,  le deuxième au monde derrière celui des Etats-Unis. Cependant, selon le Beijing Business Today, si sous la vice-présidence de Zhang Yaodong, le chiffre d’affaires des marques de L’Oréal Chine est passé de 600 millions à plus de 6 milliards de yuans, les marques traditionnelles occidentales sont aujourd’hui à la peine. 


« Les marques chinoises se développent très rapidement, mais sont fortement attaquées par les marques coréennes et japonaises, et la question est de savoir combien de temps va durer la popularité de ces dernières auprès de la clientèle chinoise, reprend Zhang Yaodong. En attendant, les marques chinoises ont beaucoup à apprendre d’elles. » Par exemple, la rapidité d’adaptation des marques coréennes aux tendances de la beauté en Chine et leur capacité d’innovation en termes de design. Les marques japonaises,  au contraire, peuvent peaufiner pendant longtemps la mise au point d’un produit, mais la fabrication en est extrêmement fiable et inspire confiance.

Pour Clarins, la Chine est le marché pionnier du numérique

Cet article a été publié sur le site Premium Beauty News
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QR Code de Clarins sur WeChat
 
Leader en France dans le soin cosmétique, la marque familiale Clarins a pourtant choisi la Chine, où elle est une marque étrangère parmi d’autres, pour mettre en place une « organisation cross-channel  », dont l’objectif est de diffuser le numérique à travers tous ses réseaux de vente et de marketing. Lors de China Connect, la conférence annuelle européenne sur les tendances du numérique en Chine (tenue les 5 et 6 avril à Paris), Julien Chiavassa, le directeur du numérique et de l’e-commerce Asie-Pacifique chez Clarins, a exposé les étapes de ce changement de modèle. Il a mis en avant le rôle de WeChat, la messagerie instantanée mobile-only utilisée par 500 millions de Chinois.


Premium Beauty News - Vos ventes en Chine dans les grands magasins et spas sont encore largement majoritaires. Pourquoi cet accent mis sur le numérique ?

Julien Chiavassa - Nos ventes en ligne représentent 15 % de nos ventes totales en Chine. Cette part est élevée par rapport à la moyenne mondiale, ce qui démontre l’avance de la Chine sur le digital, et particulièrement le mobile. Les consommateurs chinois respirent à travers leurs téléphones portables. Et même si nous effectuons encore beaucoup de ventes dans les boutiques physiques, l’influence des plates-formes digitales est de plus en forte, et impacte chaque jour davantage notre activité off-line. Près des deux tiers de nos ventes en boutiques physiques sont influencées par nos points d’impact digitaux. Auparavant, nos équipes de vente en boutiques et de e-commerce travaillaient séparément, nous n’avions donc aucune visibilité ni aucune base de donnée centralisée sur nos clients. Notre objectif est donc d’en finir avec le cloisonnement et d’envoyer un message cohérent à travers nos canaux de distribution. Nous nous concentrons sur le contenu en ligne pour développer le click & collect , enrichir l’expérience digitale en boutiques, la rendre plus émotionnelle. Notre but est que le passage du online au offline se fasse naturellement, car de plus en plus, la transaction se fera en ligne. Cette meilleure connaissance des consommateurs nous permet de fusionner nos programmes de fidélité online et offline et d’améliorer le service.

lundi 11 janvier 2016

L'offensive de la presse chinoise en soutien des vins nationaux


 Des vins de la province du Ningxia - Photo Sohu

     D’ici 2027, la Chine devrait être le premier pays consommateur de vin, selon le groupe Coface. Cet engouement est encouragé par le gouvernement chinois, dans le cadre de sonplan quinqluennal 2016-2020 promouvant une élévation du niveau de vie et une consommation plus qualitative.  Les médias chinois publient chaque jour une multitude d’articles consacrés au vin. Dans un contexte  de lutte anti-corruption et de frugalité imposée, les articles s’intéressant aux vins fins – principalement français - se font plus rares, car les projecteurs se sont déplacés. Le quotidien du sud  Nanfang Daily observe que de janvier à août 2015, le volume des  importations de vin a augmenté de 42,1%, principalement du fait de l’afflux de vins milieu et bas de gamme australiens, chiliens et néozélandais qui viennent de bénéficier d’un accord de libre-échange les exonérant de taxes, et peuvent ainsi « attaquer frontalement les vins chinois ». 


La presse étatique s’emploie à défendre les vins nationaux. Le média gouvernemental en ligne China.com.cn a couvert le « forum pour l’évaluation des vins chinois » tenu le 26 novembre à Pékin, au cours duquel étaient notées les productions des géants chinois du vin parmi lesquels les groupes Changyu, Niya, Tonghua, et les marques Great Wall, Grand Dragon. Il annonce en titre « les vins chinois sont du même niveau que les vins importés et sont déjà entrés dans la compétition internationale ». De son côté, le Quotidien du peuple relate l’événement et parle du « style unique et des particularités des vins chinois » et de l’émergence de neuf grandes régions de production chinoises.

jeudi 15 octobre 2015

Les défilés parisiens vus par la presse chinoise : des stars et de la mode pointue

Défilé Vetements
Défilé Dries Van Noten

Comment les défilés parisiens ont-ils été couverts dans la presse chinoise ? Quelles sont les marques qui ont le plus attiré l'attention, les shows qui sont sortis du lot ?
L'article a été publié par le site d'informations Fashionmag

 Beaucoup d'articles s'intéressent aux stars chinoises présentes aux défilés. De nombreux reportages scrutent leurs tenues, comme celui publié dans les pages féminines du Nanfang Wang, le site Internet du grand groupe de presse du Guangdong, au sud de la Chine. « En marge des défilés de mode se joue une phase cruciale de la bataille, l'évaluation de la beauté ne se fait plus uniquement sur le visage, mais sur l'allure », avance l'article qui a identifié les marques portées par les actrices Maggie Cheung (Louis Vuitton) et Yang Mi (Chloé et Valentino), le top model Liu Wen (Chanel, Tory Burch) ainsi que la chanteuse et actrice androgyne, aussi connue sous le nom de Chris Lee, Li Yuchun (Givenchy).

Les photos de streetstyle, souvent hautes en couleurs pendant les fashion weeks, intéressent aussi les médias chinois, à l'instar de Vogue China, qui a publié chaque jour des photos de looks en marge des défilés. Les stars asiatiques ne sont plus alors le centre de l'attention, comme en témoignent les photos d'Aymeline Valade ou de Caroline de Maigret à l'honneur dans les pages lifestyle du magazine économique et financier Caijing, basé à Pékin. De même le portail Sina, l’un des principaux portails chinois d’informations, fait une revue de détail des tenues des stars du streetstyle - et d'Instagram - Chiara Ferragni, Anna Dello Russo, Elena Perminova et Miroslava Duma en prévenant : « Si vous ne connaissez pas ces personnes, ne dites pas que vous comprenez le milieu de la mode. »

jeudi 1 octobre 2015

Revue de liens Lifestyle - septembre 2015

A-t-on parlé de la France, des marques françaises et de ses produits emblématiques sur l’Internet chinois en septembre ? Cette revue de liens, également publiée sur le site Francelysee,  propose une sélection d’articles en chinois à thématique lifestyle reliant les deux cultures.


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Le 25 septembre a été lancé l’iPhone 6s sur le marché chinois, pour la première fois sans décalage avec les marchés américain et européen. Son prix allant de 5.288 à 6.888 yuans, un article d’une revue spécialisée en vin a sélectionné cinq Bordeaux du plus abordable au plus cher et a calculé dans chaque cas combien de bouteilles étaient nécessaires pour acheter un iPhone 6s.



9月 25日,Iphone 6s在中国市场上市,这是第一次中国市场与欧美市场同步发行。它的价格为5288元到6888元。在一篇由一家专门研究酒的杂志所写的文章中,有人选了5 瓶最受喜爱且最贵的波尔多酒,在各种情况下,计算了需要多少瓶酒可以买一部Iphone 6s。



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Loin d’être conquise par l’iPhone 6s, la radio française RFI Chinese estime que la nouvelle couleur Or rose n’est pas assez rose pour séduire la cible féminine chinoise. Selon elle,  dans un marché mondial des smartphones qui s’essouffle, Apple n’innove pas suffisamment sur ses iPhones qui ont pourtant représenté les deux tiers de ses revenus l’an dernier.

中国的RFI法语广播台并没有被Iphone 6s吸引,它评价说新的玫瑰金不是正宗的玫瑰色,从而不能吸引中国女性消费者们。对她而言,在发展缓慢的全球智能机市场中,苹果没有充分革新他们的手机,尤其是这些手机占据了他们去年收益的三分之二。


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Après avoir obtenu gain de cause sur le marché français, le vin de Bordeaux Château Lafitte gagne le droit d’exploiter sa marque en Chine. Ce droit était contesté par son prestigieux voisin, le Château Lafite-Rotschild.

在法国市场获得收益后,拉菲酒庄的波尔多酒获得了在中国经营其品牌的权利。这一权利受到它享有盛名的邻居拉菲罗斯柴尔德酒庄的质疑。


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La critique de vins 高翰 Herry Gao raconte dans le magazine économique 21世纪经济报道 sa fascination pour le vin alsacien Domaine de Josmeyer, dont la dégustation a été un moment de révélation de sa vocation de critique.

品酒家高翰在21世纪经济报道中讲述了阿尔萨斯的酒Domaine de Josmeyer的魅力,这种品尝是揭开品酒家这一职业的时刻。

lundi 15 juin 2015

Vin : le déclin du cadeau de prestige

Source : 199IT, le 5 juin 2015


 Les acheteurs chinois traditionnels qui choisissaient les vins de Bordeaux les plus réputés pour les offrir en tant que cadeaux de prestige sont en train d’être remplacés par un nouveau type de consommateurs de vin. Ce groupe émergent boit du vin plus fréquemment que la moyenne et est à la recherche de produits à excellent rapport qualité-prix.

Au cours de son étude 2015, Wine Intelligence a identifié une catégorie qui n’était pas encore apparue en 2012 : les « buveurs en développement », qui ont généralement autour de 30 ans et sont diplômés de l’université. Cols blancs à salaires élevés, leur premier contact avec le vin a eu lieu lors de dîners d’affaires et autres occasions liées au travail. Aujourd’hui, ils ont l’habitude de boire du vin dans leur vie de tous les jours et lors d’événements sociaux en dehors du bureau.

vendredi 15 mai 2015

Le groupe Tiens bat le record du 'team building' à Nice

Source : agence Xinhua 新华网, le 12 mai 2015

Récemment, le voyage en France de 6.500 salariés d'un groupe chinois, inscrit dans le Guinness des records, a défrayé la chronique.

Il s'agit du groupe Tiens basé à Tianjin. Ce voyage en France est à la fois une manière de fêter les 20 ans du groupe, et également une récompense et un encouragement pour les environ 6.500 "amis du groupe Tiens" venus de plus de 50 pays et régions. Sur le site officiel du groupe, on apprend que cette opération a été appréciée du côté français car le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a reçu le président du groupe Tiens, Li Jinyuan. 

Vente directe

Et d'après ce qu'atteste le livre Guinness des records, ce rassemblement à Nice de 6.262 salariés du groupe Tiens habillés de bleu et de blanc a établi un nouveau record de la phrase humaine la plus longue [formée sur la promenade des Anglais : "Tiens' Dream is Nice on the Côte d'Azur" NdT]. Pendant un moment, les médias locaux et internationaux se sont penchés sur le phénomène en braquant leurs projecteurs sur ce groupe de biotechnologies venu de Chine.

En fait, ces dernières années, les cas d'entreprises envoyant des milliers d'employés en vacances à l'étranger ne sont pas rares. En 2014 Nu Skin China a récompensé plus de 10.000 salariés en leur offrant des vacances groupées à Dubaï, Perfect China a fait de même avec plus de 6.000 employés aux Etats-Unis. Et le groupe Tiens a organisé depuis le début des années 2000 des célébrations du nouvel an chinois en Russie, en Thaïlande, en Allemagne, en Indonésie etc.

Les analystes ont noté que ces entreprises avaient une activité en commun : la vente directe. Comment cette activité a-t-elle pu développer une obsession pour le giga-tourisme ?

jeudi 30 avril 2015

Le Japon et la Corée se disputent les touristes chinois du 1er mai

Source : 环球时报 Global Times, le 28 avril 2015
Une banderole accueille en chinois les touristes dans le quartier de Myeong-dong à Séoul 

A l’approche du 1er mai, les deux voisins de la Chine, le Japon et la Corée du sud voient leurs secteurs du tourisme et de la vente au détail rassembler toute leur énergie pour gagner les faveurs des touristes chinois.

Les congés du 1er mai chinois correspondent aussi à une semaine de vacances pour les Japonais. Ces derniers observent une tendance nette émerger dans leur pays : notamment à Shinjuku, Ginza, et autres quartiers de Tokyo, certains magasins qui ciblaient auparavant principalement les consommateurs japonais, sont en train de revoir la structure de leur offre pour davantage répondre à la demande des touristes étrangers.

Les enseignes d’électronique grand public Bic Camera et Yamada Denki ouvrent des comptoirs supplémentaires car leurs produits bénéficient d’un bon bouche-à-oreille auprès des touristes chinois. Dans le quartier de Shinjuku, les caissiers des corners duty free de Uniqlo sont plus nombreux pour spécifiquement prendre en charge les Chinois. Quelques centaines de magasins commencent même à marquer leurs étiquettes en chinois. Comme l’explique An Dongqing, responsable de la communication de la société japonaise de cosmétiques Kanebo, depuis le début de l’année sa société a ajouté des lignes de production supplémentaires afin de doubler la capacité de fabrication des masques et des lotions nettoyantes que les Chinois apprécient. La société propose un service de traduction en chinois dans sa boutique de maquillage du centre d’Osaka.

Une semaine réduite à trois jours

lundi 20 avril 2015

La piqûre de rappel d'Apple

Source : le Quotidien du Peuple 人民日报, le 17 avril 2015
"Fabriqué en Chine" : ici le caractère 制 zhì - fabriquer
a été remplacé par le caractère 知 zhī - penser.

[Il est intéressant de noter que dans cet article d'un journal étatique donnant en exemple les fleurons technologiques chinois, Xiaomi n'est pas mentionné. Peut-être parce que le fabricant de smartphones est considéré en Chine comme largement inspiré d'Apple. NdT]


        « Designed by Apple in California Assembled in China » : c’est ce que peuvent lire les utilisateurs attentifs au dos des produits Apple. Ce n'est qu'une simple indication objective, sans aucune implication particulière. Mais du point de vue du rêve chinois de transformation du modèle de développement du pays par l'innovation, ces quelques mots méritent qu'on s'y attarde.

        En fait, beaucoup de groupes internationaux ont des bases de production en Chine, mais elles ne signalent en général sur leurs produits que "Made in China", et celles qui sont aussi précises  qu'Apple sont très peu fréquentes. C'est bien sûr une initiative qu'il n'y a pas lieu de critiquer. Mais ces quelques mots doivent nous servir de piqûre de rappel : la Chine ne peut pas se contenter de seulement "assembler".  

lundi 6 avril 2015

Cinéma : une croissance pas si saine

Source : Caijing 财经日报, le 3 avril 2015
Une nouvelle salle de cinéma à Tangshan, dans la province du Hebei

La croissance du box office chinois s'accélère d'année en année, contrairement à la situation à l'échelle globale. En 2014, les entrées dans les salles de cinéma ont progressé de 1% dans le monde entier, de 6 % en Amérique du Nord, et de 34 % en Chine. Elles ont représenté globalement 37,5 milliards de US$, dont 27 % générés par les Etats-Unis, et 13 % par la Chine, qui a gagné 5 points de part de marché par rapport à 2012. La Chine est déjà le deuxième marché mondial du cinéma, reléguant à la troisième place le Japon, qu'elle dépasse de 8 points de part de marché. 

Au premier trimestre de cette année, le box office américain n'a progressé que de 3 % par rapport à la même période de l'an dernier. Si cette tendance se poursuit, la Chine devrait dépasser l'Amérique du Nord d'ici 2018. Et dans l'hypothèse où la vitesse de progression du marché chinois se maintient, le box office chinois devrait atteindre 100 milliards de yuans en 2020.


Toutefois, certains observateurs ne sont pas aussi optimistes, à l'instar du vice président du département culturel de l'université de Pékin, Shen Shaofeng. "La vitesse de croissance du cinéma chinois va se poursuivre deux ans, mais il sera difficile de dépasser les Etats-Unis", estime-t-il.

15 nouveaux écrans par jour
La croissance accélérée du box office chinois intervient dans un contexte de forte expansion du parc de cinémas, construits à un rythme soutenu. Au premier trimestre 2015, 322 cinémas ont été ouverts en Chine, soit près de 1.400 nouveaux écrans et 170.000 places de cinémas créées. A la fin mars, le nombre total de cinémas a déjà dépassé les 5.000, soit 25.000 écrans et 3,5 millions de places de cinéma. Actuellement, le nombre d'ouvertures d'écrans est de 15 par jour. Mais selon les spécialistes du secteur, le nombre de films vus par personne était de 0,87 en 2013 en Chine, contre 3,44 en France, 3,78 en Australie, 3,88 aux Etats Unis et 4,12 en Corée du sud. Ce chiffre étant au moins quatre fois plus élevé dans les autres pays, le marché du cinéma a donc encore un énorme potentiel en Chine.

Cette faible fréquentation des salles fait qu'un grand nombre de cinémas ne gagnent pas d'argent voire sont déficitaires. Shen Shaofeng prévoit même que "dans les deux années qui viennent, pendant que le box office chinois continuera d'exploser, les cinémas en difficulté vont perdre encore plus d'argent." Comme le craint un professionnel d'un multiplexe, s'il est vrai que la construction de cinémas soutient la croissance du box office, dans une situation de baisse de chiffre d'affaires, il n'est pas exclu que certains cinémas ferment, et si elle se confirme, cette tendance n'est pas saine pour le développement du marché dans son ensemble. Par ailleurs, la qualité du cinéma made in China n'augmente pas avec le box office, bien au contraire. Ces dernières années, des personnalités du secteur n'ont cessé de dénoncer la médiocrité des productions chinoises. Le contrôle de la vitesse de construction des cinémas, ainsi que l'amélioration de la qualité des productions locales s'avèrent donc nécessaires pour que le marché du cinéma entre dans un cercle vertueux de développement.


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