lundi 24 avril 2017

What's on WeChat #2 : Heytea 喜茶, the new Starbucks ?

Photo : Smart Shanghai

     By making premium a previously basic drink in China - milk tea or bubble tea – and  by creating a buzz on the Internet, several new chains specifically target the millenials. One of them, the Heytea chain, seems to stand out.

Ifanr, a Chinese media on WeChat aimed at a readership of 'trendsetters and early adopters of new lifestyles', published a series of three articles focused on Heytea, the chain of tea-based drinks. ‘But why are you willing to stand in line for 4-5 hours for a Heytea drink?’, ‘Milk tea: how the upmarket move of the drinking habits among young people is linked to the economy of the attractiveness index ', ' With its rising popularity and its beautiful shops, is Heytea still far from Starbucks?’: these titles speak for themselves and make you want to know more.

Founded in 2012 in Jiangmen in the Guangdong province by Nie Yunchen, a 'jiulinghou' (90 , born in the 1990s), Heytea (originally named HEEKCAA, and then Heytea for phonetic convenience) currently has more than 50 stores mainly in southern China. The chain announced in August 2016 having raised CN¥ 100 million (US$ 14, 5 million) and opened its first store in Shanghai’s Raffles City in February 2017. The long lineups attracted the attention of the local press which has taken an interest in the revival of bubble tea. A journalist with Smart Shanghai information website tested Heytea drinks and describes his half-hearted impression.

Internet Hotties

What's on WeChat #2 : Heytea 喜茶, le nouveau Starbucks du thé ?

Photo : Ifanr

     En rendant premium une boisson – le thé au lait ou bubble tea – auparavant basique en Chine et en provoquant le buzz sur Internet, de nouvelles franchises ciblent spécifiquement les millenials. L’une d’entre elles, la chaîne Heytea, semble sortir du lot.

Ifanr, le média chinois diffusé sur WeChat qui vise un lectorat de « lanceurs de tendances et de nouveaux styles de vie », a consacré une série de trois articles à la chaîne de boissons à base de thés au lait Heytea. « Mais pourquoiêtes-vous prêts à faire la queue pendant 4-5 heures pour une boisson Heytea ? », « Le thé au lait : la montée en gamme de la consommation des jeunesliée à l’économie de l’indice d’attractivité », « Avec sa popularitéen hausse et ses beaux magasins, Heytea est-elle encore loin de Starbucks ? » : les titres sont éloquents et donnent envie d’en savoir plus.

Fondée en 2012 à Jiangmen dans le Guangdong par Nie Yunchen, un ‘jiulinghou’ (90 , né dans les années 1990), Heytea (initialement baptisée HEEKCAA, puis Heytea par commodité phonétique) compte aujourd’hui plus de 50 magasins essentiellement dans le sud de la Chine. La chaîne a annoncé en août 2016 avoir levé 100 millions de yuans et a ouvert son premier magasin à Shanghai au Raffles City en février 2017. Les longues files d’attente ont attiré l’attention de la presse locale qui s’est alors intéressée au revival du bubble tea. Le site d’informations Smart Shanghai a testé les boissons Heytea et relate son expérience mi-figue mi-raisin.

Internet Hotties

lundi 3 avril 2017

Melilim Fu, Beauty Vlogger : "In China, content quality gives you an edge"

This feature was commissionned and published by Premium Beauty News


     Is working with influencers on social media a good solution to gain market share in China? “In China, KOL (Key Opinion Leaders) marketing can represent over 30% of marketing resources for global/mature brands, and 80% of marketing resources for independent brands newer to the Chinese market,” asserts Kim Leitzes, founder of ParkLU, a platform designed to act as an intermediate between brands and Chinese influencers. She presented her business at the last China Connect show, the annual event for Internet players in China held in early March in Paris.

Among the speakers at the conference, which focused on the theme “Crack the Codes”, there was Melilim Fu (real name傅沛 Fu Pei), a Chinese KOL who came from Beijing with her American boyfriend and associate, Elijah Whaley, who is specialized in marketing content, and with whom she created her makeup video platform.

Differentiating niche

Melilim Fu, vlogueuse beauté : « En Chine, c’est la qualité du contenu qui fait la différence »

Cet article a été commandé et publié par Premium Beauty News

          Travailler avec des influenceurs sur les médias sociaux est-il un bon moyen de gagner des parts de marché en Chine ? « L’utilisation de KOL (Key Opinion Leaders) peut y représenter plus de 30% des ressources marketing des marques internationales, et 80 % des ressources marketing des marques indépendantes qui sont nouvelles sur le marché chinois », affirme Kim Leitzes, fondatrice de ParkLU, une plate-forme de mise en relation entre les marques et les influenceurs chinois. Elle a présenté son activité lors du dernier China Connect, le rendez-vous annuel des acteurs de l’Internet en Chine qui s’est tenu début mars à Paris.
 Ayant pour thème « Crack the Codes », la conférence comptait parmi ses intervenants Melilim Fu (de son vrai nom 傅沛 Fu Pei), une KOL chinoise venue de Pékin avec son petit-ami et associé, Elijah Whaley, un Américain spécialiste de contenus marketing avec lequel elle a créé sa plate-forme de vidéos de maquillage.
Niche différentiante

lundi 20 février 2017

What's on Wechat #1 : Fashion brands in the Korean TV series

A Miu Miu coat worn by Korean actress Gianna Jun in Legend of the Blue Sea  
The choice of the brands worn by the protagonists in Korean TV series is very much discussed in the Chinese social networks, including WeChat. In the recent Legend of the Blue Sea series, Western brands, especially Italian, are favored for the women's wardrobe, while Korean brands dominate the men's dressing room. No brand of Chinese origin has been selected.

Bfaner (商务范), one of the most popular fashion and lifestyle WeChat accounts in China, takes a close look at the Korean TV series Legend of the Blue Sea (蓝色大海), which was aired in South Korea from November 2016 to January 2017. The Korean series are always scrutinized by Chinese fashion critics, with South Korea being seen as avant-garde of Asia in terms of trends.

The author of the article begins by slightly mocking the plot and is ironical about the very expensive clothes that the lead actress found in a trash can at the beginning of the series as she plays a mermaid out of water in search of clothing once on land.

Bfaner suggests that what is really worth watching in Korean series is the trendy looks of the protagonists. Indeed the 20 episodes seem to be a brand placement festival of fashion and accessories brands worn by South Korean actressGianna Jun and her male partner, South Korean actor Lee Min-Ho. Female and male targets are separately the subject of two articles published by Bfaner, which reached more than 100,000 readers each.

Brands worn by the female character are predominantly Italian, with Miu Miu making the most frequent appearances, followed closely by Dolce & Gabbana, then by Valentino, Missoni and Blumarine. Although often judged as a bit flashy, "but still wearable by Asians", the outfits find approval by the author of the article. Just like the French ones – from Chanel, Céline, Lanvin, Louis Vuitton (brief passage) – whose high prices are however emphasized.

Anglo-saxon brands on the radar screen

lundi 13 février 2017

What's on Wechat #1 : Les marques de mode dans les séries TV coréennes

Une chemise Miu Miu portée par Gianna Jun dans Legend of the Blue Sea

Le choix des marques portées par les protagonistes des séries coréennes est très commenté sur les réseaux sociaux chinois, notamment Wechat. Dans la série récente Legend of the Blue Sea, les marques occidentales, italiennes en tête, sont privilégiées pour la garde-robe féminine, alors que les marques coréennes dominent le vestiaire masculin. Aucune marque d’origine chinoise n’a été sélectionnée.


Bfaner (商务范), l’un des comptes WeChat dédiés à la mode et au lifestyle les plus lus en Chine, s’est intéressé à la série télévisée coréenne Legend of the Blue Sea (蓝色大海) qui a été diffusée en Corée du Sud de novembre 2016 à fin janvier 2017. Les séries coréennes sont toujours scrutées par les critiques de mode chinois, la Corée étant perçue comme l’avant-garde de l’Asie en matière de tendances.  

L’auteur de l’article commence par se moquer un peu de l’intrigue et ironise sur « les habits à plusieurs milliers de dollars » que l’actrice principale, qui joue une sirène sortie des eaux à la recherche de vêtements une fois sur la terre ferme, trouve dans une poubelle au début de la série.
Bfaner laisse entendre que ce qui vaut vraiment la peine dans les séries coréennes, ce sont les looks branchés des protagonistes. Effectivement les 20 épisodes semblent être un festival de placement de marques de vêtements et d’accessoires portés aussi bien par l’actrice principale GiannaJun que par son partenaire masculin LeeMin-Ho. Les cibles féminine et masculine font l’objet de deux articles séparés publiés par Bfaner, qui ont totalisé chacun plus de 100 000 lecteurs.

Les marques portées par le personnage féminin sont à prédominance italiennes, Miu Miu cumulant le plus d’apparitions, suivie de près par Dolce & Gabbana, puis par Valentino, Blumarine et Missoni. Bien que jugés souvent peu discrets « mais portables par les Asiatiques » les modèles recueillent l’approbation de l’auteur de l’article. Tout comme les tenues de marques françaises – Chanel, Céline, Lanvin, Louis Vuitton (bref passage) – dont les prix élevés sont toutefois soulignés avec insistance.

Marques anglo-saxonnes dans le collimateur

lundi 30 janvier 2017

Des purificateurs d’air mis au point par des concepteurs de fusées

La technologie spatiale au service des purificateurs d'air nationaux  (Li Gang/Xinhua via AP)


Un article du China Daily, qui est, avec le Global Times, l’un des principaux porte-parole du gouvernement chinois, réussit l’exploit de promouvoir à la fois l’industrie militaire chinoise et les purificateurs d’air nationaux. Dans une Chine très affectée par la pollution, ces derniers représentent un marché juteux convoité aussi par les marques étrangères type Mitsubishi ou Philips.

La China Academy of Launch Vehicle Technology (CALT) de Pékin - l'un des principaux concepteurs de fusées spatiales et de missiles balistiques du pays - devrait bientôt mettre sur le marché un purificateur d'air qui, selon ses concepteurs, incorpore toute une série de technologies de pointe utilisées dans les fusées.

Beijing Ares Technology, une filiale de la CALT en charge du développement et du marketing pour les purificateurs, a mis au point « le premier purificateur d’air domestique intelligent », baptisé Alpha-blue.

lundi 19 décembre 2016

Le golf, nouveau chouchou des médias chinois

Le parcours de golf Tianan Jiari à Pékin. Photo :  teekart.com

 
Fini le temps où le golf avait mauvaise presse du fait de son bannissement par le gouvernement chinois. Sa démocratisation est maintenant encouragée pour soutenir le développement d'une Chine sportive et consumériste.

Début novembre 2016, l’Open de France, le plus grand tournoi de golf d’Europe continentale, a été racheté par le groupe chinois HNA. Cette opération peut surprendre quand on se souvient qu’au plus fort de la campagne anti-corruption chinoise, le golf était dans le collimateur du gouvernement de Xi Jinping qui le considérait alors comme une activité favorisant l’entre soi et les malversations des riches officiels du Parti.

Le golf revient pourtant en grâce depuis peu avec la publication fréquente d’articles plus favorables émanant de la presse étatique. En avril 2016, le journal officiel de l’agence chinoise anti-corruption déclarait que « ce n’est ni bien ni mal de jouer au golf. » Et chaque jour les articles sont de plus en plus nombreux à mettre en avant les exploits de la championne nationale Feng Shanshan ou l’inauguration à Shenzhen du premier musée chinois du golf, ou encore à donner des conseils pour peaufiner son swing.

Marché naissant

mardi 1 novembre 2016

Le vélo revient en force, poussé par les applications mobiles

Des vélos Mobike - Photo : 虎嗅 huxiu.com

Tombé en désuétude avec le boom automobile des années 1990, le vélo avait quasiment disparu du paysage urbain chinois. Les préoccupations environnementales des municipalités et les applications mobiles de partage le rendent à nouveau populaire.

Qui aurait cru que le vélo devienne un objet de convoitise des entrepreneurs de la nouvelle économie ? Les médias chinois ont été nombreux à se pencher sur la question après que Ofo, une start-up de partage de vélos née il y a deux ans sur le campus de l’Université de Pékin, a annoncé avoir levé 100 millions de US$ auprès de Didi Chuxing. La société chinoise de service de véhicules avec chauffeur sur application mobile, qui a avalé Uber China en août dernier, compte Apple parmi ses investisseurs (à hauteur d’un milliard de US$) depuis mai 2016.

Cet investissement de Didi Chuxing dans Ofo intervient alors que la pratique du vélo revient en force en Chine. Comme le souligne un article publié sur le portail Sina, la voiture avait ces dernières années remisé le vélo au rang d’outil ringard et synonyme de pauvreté. A Pékin, le taux de pratique du vélo était tombé de 63 % en 1986 à 14 % en 2013, en déclinant de 2 à 5 % par an à partir de 1990.

vendredi 22 juillet 2016

Quand les Chinois viendront skier dans les Alpes françaises




En diffusant la version chinoise de son clip « J’aime la Maurienne » sur les réseaux sociaux chinois, le chanteur français Dantès Dai Liang promeut sa région natale auprès de potentiels visiteurs asiatiques (version chinoise ci-dessous)


Réunis à l’occasion de la diffusion du clip promotionnel du chanteur Dantès Dai Liang, des acteurs du tourisme et des élus locaux ont débattu sur l’attractivité des Alpes françaises auprès des touristes chinois. Le directeur de la stratégie Montagne du Club Med a dévoilé son plan croisé à 10 ans en France et en Chine.



« Pendant les six années à venir, les yeux vont être tournés vers l’Asie, avec les Jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang en Corée du sud en 2018 et de Pékin en 2022. » Réunis autour d’une table ronde organisée par l’office de tourisme de Valloire (Haute Savoie), les acteurs du tourisme de montagne et les élus locaux de la région Auvergne-Rhônes-Alpes se sont interrogés sur les moyens d’attirer la clientèle chinoise dans les stations des Alpes françaises. Le contexte semble porteur avec un nombre de skieurs chinois en pleine expansion, et une pratique encouragée par le gouvernement chinois qui a annoncé son objectif de 300 millions d’adeptes de sports de montagne dans tout le pays d’ici 25 ans. Mais la partie est loin d’être gagnée avec seulement 100.000 touristes chinois accueillis en Savoie Mont Blanc en 2015.


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